27 avril 2021
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SLS France lève de fonds pour acquérir de nouvelles imprimantes 3D industrielles

Désormais installée depuis l’été 2020 à Saint-Jacques-de-la-Lande, SLS France continue à renforcer son parc de machines. « Nous sommes la seule entreprise en Europe capable d’industrialiser la conception et la fabrication de dispositifs médicaux personnalisés », indique Axel Dubois, le président de SLS France. La société utilise des procédés d’impression 3D métallique, mais aussi de l’usinage 5 axes, du décolletage ou de la tribofinition. Positionnée depuis 2014 sur le marché dentaire, SLS a élargi son activité à l’orthodontie, la chirurgie maxillo-faciale et l’orthopédie, via le projet FollowKnee. Le déménagement à Saint-Jacques de la Lande, où elle a quadruplé sa surface à 800 m2 a permis d’acquérir depuis un an deux imprimantes 3D métalliques industrielles. SLS dispose aujourd’hui de sept machines de ce type, d’une salle blanche et d’un laboratoire mécanique de caractérisation.

RECHERCHE DE 450 K€

Axel Dubois souhaite s’équiper aujourd’hui de deux imprimantes 3D métalliques supplémentaires et d’un microscope électronique à balayage. La PME entend ainsi renforcer ses capacités de production mais aussi de tests dans une logique de réindustrialisation. Lauréate du plan France relance, SLS va bénéficier dans ce cadre d’une subvention de 400 k€. En complément, la PME vient également s’appuie aussi sur MyOptions pour souscrire un prêt participatif de 450 k€. « Le crowdfunding est plus rapide et efficace que le financement bancaire pour accompagner des investissements industriels de ce type », constate Axel Dubois qui avait déjà réuni 200 k€ en 2018 sur ce principe.

DES RECRUTEMENTS

Parallèlement à ces investissements, SLS France va continuer à étoffer son équipe, déjà passée de 15 à 25 salariés en un an. « Une dizaine de recrutements sont prévus, dont cinq d’ici la fin mai. Il s’agit notamment de renforcer l’équipe d’usinage, de maintenance, l’atelier mais aussi de recruter un DAF. » Si SLS est une société industrielle, 2/3 de l’équipe est portée sur la R&D.

LES PERSPECTIVES

Si SLS a été impactée avant l’été par la fermeture de cabinets dentaires pendant le premier confinement, la société a vu son activité croître sur l’année. « Nous avons subi environ deux mois et demi d’arrêt. Mais l’activité est repartie, d’abord avec les soins reprogrammés. La dynamique de croissance dans laquelle nous étions engagés a été boostée, dans le secteur dentaire, par l’effet rebond du dispositif “reste à charge 0“ mis en place par l’Etat. » En 2019, SLS France a généré 1,2 M€ de revenus entre son chiffre d’affaires et l’impact des programmes de R&D dans lesquels la PME est engagée. « Le chiffre est relativement stable sur 2020, mais il devrait doubler en 2021 », assure le dirigeant.

UN PROCESS ULTRA-AUTOMATISÉ

A Saint-Jacques-de-la-Lande, SLS a pu stabiliser son process de production numérique. « Nous traitons environ 500 patients par jour. La gestion de production, jusqu’à l’ordonnancement, se fait de manière automatisée, notamment via des algorithmes spécifiques d’intelligence artificielle. » Adaptable à n’importe quel dispositif médical, ce fonctionnement permet à SLS d’être compétitif mais aussi de préparer le déploiement d’un réseau de franchises industrielles à l’international basé sur ce process numérique. En raison de la crise, ce projet a été décalé. Axel Dubois espère une concrétisation mi-2022.

©Agence API