02 mars 2021
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L’IMT Atlantique et Naval Group impliqués dans un laboratoire franco-australien

L’école d’ingénieurs fait partie des fondateurs de Crossing, un laboratoire de recherche franco-australien lancé ce 22 février autour des interactions entre humains et systèmes utilisant l’intelligence artificielle. Cette unité implique également le CNRS, les universités d’Australie du Sud, de Flinders et d’Adelaïde, où elle est basée, mais également Naval Group, qui en est le partenaire industriel. Ce dernier est également basé dans la ville australienne, dans le cadre du « contrat du siècle » de 31,3 Mds€ qui doit déboucher sur la construction de 12 sous-marins de type Barracuda Shortfin pour la marine du pays.

DE NOUVELLES INTERACTIONS ENTRE L'HOMME ET LA MACHINE

La direction de Crossing a été confiée à Jean-Philippe Diguet, chercheur au CNRS et directeur de recherche au Lab Sticc de Lorient. Crossing mobilisera des chercheurs intervenant dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique et de l’informatique, mais également de la psychologie, avec l’ambition de mettre au point de nouveaux modèles d’interaction entre humains, robots et systèmes autonomes. Elles permettront par exemple de répartir les charges de travail entre machines et opérateurs, de faciliter les prises de décision, notamment dans des contextes de fatigue ou de stress. L’IMT Atlantique apportera au projet ses compétences et outils en réalité virtuelle et augmentée ainsi qu’en systèmes d’intelligence artificielle embarqués. Naval Group contribuera, entre autres, aux volets portant sur les véhicules autonomes, l’industrie du futur ou la mesure des performances. C’est la filiale pacifique du groupe français qui s’impliquera dans le projet. Naval Group travaille notamment sur les sujets d’autonomie décisionnelle des drones ou encore d’équipage augmenté, qui impliquent une numérisation croissante des navires.

©Agence API