03 mai 2021
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Bloc in bloc aide à ausculter la bonne santé des ponts grâce à la réalité augmentée

Rachetée en fin d'année 2020 par le groupe Geodesial, la startup nantaise est partie prenante de Mirauar, un programme figurant parmi les 17 lauréats nationaux de l’appel à projets « pont connectés » du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). Porté par le groupe parisien d’ingénierie Setec, ce projet s’appuiera sur les connaissances de Bloc in bloc en réalité augmentée pour mettre au point une solution de diagnostic d’ouvrage par imagerie et intelligence artificielle, cette brique étant apportée par le laboratoire de recherche en informatique lyonnais Liris.

ASSISTER L’OPÉRATEUR LORS D’UNE VISITE D’INSPECTION

« L’objectif est de mettre au point un outil simple, manipulable sur des appareils accessibles, comme des smartphones ou tablettes. Il permettra à un opérateur, sachant ou non, de mener des visites d’inspection de ponts en disposant d’une assistance en temps réel. Elle s’appuiera sur la méthodologie de visite dit Iqoa qu’elle contribuera à optimiser. Une mauvaise analyse ou des remontées insuffisantes peuvent déboucher sur des situations nécessitant ensuite des moyens lourds pour résoudre les problèmes », résume Laurent Bartholomeus, cofondateur de Bloc in Bloc et désormais directeur de l’innovation de Geodesial. Grâce à l’intelligence artificielle, la solution permettra de reconnaitre la typologie du pont inspecté, d’en décomposer les éléments, puis de guider l’opérateur dans sa visite, en l’aidant à repérer les défauts, les quantifier et les qualifier. « Si un type de défaut est repéré à un endroit de la structure, la solution amènera l’utilisateur à inspecter un point de contrôle suivant qui y est lié », ajoute Laurent Bartholomeus.

MISE SUR LE MARCHÉ DANS DEUX ANS

Les trois partenaires vont entrer désormais dans la phase de recueil des données, avant de lancer de premières preuves de concept. Le développement de Mirauar devrait se dérouler sur 2 ans avant une mise sur le marché. La solution ciblera notamment les collectivités. Le budget du projet n’est pas communiqué. Le Cerema indique cependant que les 17 programmes lauréats de son appel à projets mobilisent un total de 8 M€ de financements, dont la moitié sera couverte par des subventions de l’Etat dans le cadre du plan France relance.

©Agence API