23 avril 2021
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AmIA solutions rejoint l’accélérateur French Assurtech

La jeune pousse nantaise rejoint la 4ème promotion de l’accélérateur French Assurtech. Créée en 2020 par Sarah Huilizen, Dhifallah Othmen (ex Case Law Analytics) et Jean-François Decouvelaere, AmIA solutions a développé une solution à base d’intelligence artificielle destinée à améliorer l’expérience clients dans les assurances. Elle s’intéresse au domaine de la protection juridique - assurance présente dans la plupart des contrats habitation et qui couvre des litiges d’ordre juridique - et plus particulièrement à ce stade aux litiges automobiles.

DONNER DE LA VISIBILITÉ SUR LES ISSUES POSSIBLES D’UN DOSSIER

« L’idée est de faciliter le travail des juristes, de diminuer le temps qu’ils vont passer sur chaque dossier, donc d’améliorer la rentabilité de ces derniers, et de donner à l’assuré de la visibilité sur les issues possibles d’un cas. A lui ensuite de décider ce qu’il souhaite faire avec tous les éléments en mains », explique Sarah Huilizen. Pour cela, AmIA solutions va s’intéresser aux litiges précédents et aux rapports d’expertise qui ont pu être réalisés, ainsi qu’aux préconisations des constructeurs, qui vont nourrir l’IA. La startup est en passe de signer un partenariat avec une première assurance de protection juridique. « Et nous avons des contacts avancés avec d’autres interlocuteurs », dévoile Sarah Huilizen.

UN MODÈLE ÉCONOMIQUE EN ÉVOLUTION

Le modèle économique ? « Nous étions partis sur un modèle d’abonnement. Mais nous pensons qu’il n’est pas forcément le plus pertinent car nous proposons une solution métier qui s’intègre dans le process. Nous réfléchissons donc plutôt à un forfait qui interviendrait quand le juriste utilise la requête AmIA, avec des honoraires aux résultats quand notre solution permet d’éviter une expertise », éclaire Sarah Huilizen. La société espère lancer la commercialisation de sa solution au début 2022. Accompagnée par Atlanpole, Startup Palace et hébergée au Village by CA, la société a bénéficié de différentes aides qui financent à ce stade son développement. « Nous sommes en attente d’une bourse French Tech. Nous avons aussi candidaté au Réseau entreprendre et nous sommes en discussions avec des banques. » La société espère ainsi étoffer son équipe très prochainement. Elle recherche différents profils en CDI et en stage. Et elle n’exclut pas de boucler une levée de fonds dans les 18 mois pour accompagner la montée en régime ou d'actionner un deuxième financement bancaire.

©Agence API